Comment il aide les créateurs de SaaS à copier ce qui marche déjà plutôt qu’à réinventer la roue

Informations sur la publication :

Résumé

Elio, qui fait du SaaS depuis deux à trois ans, est le co-fondateur de SoftSearch, un outil d’intelligence concurrentielle pensé pour les créateurs de SaaS. L’équivalent d’un TrendTrack ou d’un Minea, mais appliqué au logiciel plutôt qu’à l’e-commerce.

L’idée découle directement de sa méthode. Plutôt que d’inventer une idée que personne n’attend, Elio part d’un marché où des gens paient déjà, puis en construit une meilleure version. C’est comme ça qu’il dit avoir mené son premier SaaS au-delà d’un demi-million de dollars. SoftSearch est l’outil qui industrialise cette approche : traquer les revenus, les publicités et la croissance de milliers de SaaS pour voir ce qui fonctionne avant de se lancer.

Le produit est très jeune, lancé en juin 2026, et son chiffre est encore minuscule. L’intérêt du cas est ailleurs : dans la méthode et dans l’obsession de la distribution.

Pour le suivre : softsearch.io, ( petit lien d’affi) et code PROMO 20% avec LUCAS20 , X (@eliobldr), (@softsearchio)

Le cas en bref

Elio (Elio Bldr), profil marketing, co-fondateur de SoftSearch (softsearch.io), avec son associé Cédric

Chiffres au moment de l’interview, tous déclaratifs sauf le prix :

Produit : un outil d’intelligence concurrentielle pour les SaaS (adspy, revenus estimés, croissance, niches)

Premier SaaS : au-delà d’un demi-million de dollars de revenus, autour de 480 000 $ (déclaratif)

SoftSearch : autour de 1 000 $ de MRR, un produit lancé il y a un mois.

Emails : un peu moins de 1 000 collectés en deux à trois mois via une waiting list

Prix : offre de lancement à 490 $ par an, bloquée à vie, ou environ 49 $ par mois

Périmètre : plus de 20 000 SaaS suivis, plus de 500 niches

Acquisition : waiting list, une vidéo YouTube, des posts X, et Reddit

Pourquoi ce cas est intéressant

La plupart des fondateurs cherchent l’idée neuve, celle que personne n’a eue. Elio fait l’inverse, et il en a fait un principe.

Son constat est simple. Une idée à laquelle personne n’a pensé, la plupart du temps, c’est qu’il n’y a pas de marché derrière. Alors plutôt que de parier sur l’inédit, il regarde ce qui se vend déjà, valide qu’il existe des clients qui paient, puis construit sa version. Il l’a d’abord appliqué à lui-même, sur son premier SaaS, avant d’en faire un outil pour les autres.

C’est là que le cas devient malin. SoftSearch n’est pas juste un SaaS de plus, c’est l’outil de la méthode qui a fait Elio. Traquer les revenus, les publicités, les niches et la croissance de milliers de logiciels, pour que n’importe quel créateur puisse copier ce qui marche au lieu de deviner.

Soyons clairs sur le stade. Le produit a un mois, son revenu tourne autour de 1 000 $ de MRR, tout est déclaratif et non vérifié. L’intérêt n’est pas la traction, elle est minuscule et Elio le dit lui-même. Il est dans la méthode, et dans sa manière de distribuer.

La question que pose le cas : copier ce qui marche est un raccourci puissant, mais dans un marché où tout le monde peut désormais coder un SaaS en quelques jours, la vraie différence se jouera-t-elle sur le produit, ou sur la distribution ?

Les piliers du modèle

1. Copier le validé plutôt que parier sur l’inédit

C’est le cœur de sa pensée. Ne pas réinventer, partir d’un marché qui paie déjà.

“Copier un SaaS qui fonctionne, c’est beaucoup plus rentable que d’aller chercher une idée innovante que personne ne veut.”

L’avantage, c’est le temps de validation qu’on ne perd pas. Quand des gens paient déjà pour un type de produit, la demande est prouvée. Il ne reste qu’à exécuter et à aller chercher ces clients. SoftSearch sert précisément à repérer ce qui se vend.

💡 Enseignement actionnable : Avant de construire, cherche la preuve que des gens paient déjà. Une idée sans concurrent est plus souvent un marché inexistant qu’un océan bleu. Pars du validé, différencie-toi ensuite.

2. La distribution avant le produit, mais un produit qui retient

Pour Elio, on parle de son produit bien avant qu’il existe. La distribution d’abord, pour ramener les premiers clients et leurs retours.

“Parlez de votre produit bien avant qu’il sorte.”

Cela dit, il nuance : sans un produit qui retient, la distribution ne sert à rien. Un churn élevé annule tout l’avantage du récurrent. Distribuer tôt, oui, mais pour nourrir un produit qu’on améliore avec les retours.

💡 Enseignement actionnable : Commence à parler de ton produit avant de l’avoir fini. Une landing page et un champ email suffisent à récolter les premiers intéressés, et à lancer face à une audience déjà chaude. Mais surveille la rétention, sinon tu remplis un seau percé.

3. Reddit et YouTube, deux canaux qui composent dans le temps

Elio privilégie les canaux à effet long, ceux qui restent indexés et rapportent des mois plus tard.

“Un post qui t’a pris dix minutes à écrire, il va être rankable toute ta vie.”

Une vidéo YouTube de trente minutes lui a ramené une dizaine de payants, et continue de tourner. Un post Reddit, rédigé dans les règles, renvoie vers du trafic Google des mois après. Il ne met même pas de lien vers le produit : les gens le cherchent ensuite sur Google.

💡 Enseignement actionnable : Priorise les canaux qui composent. Un post ou une vidéo qui répond à une recherche intentionnelle continue de te ramener des clients qualifiés longtemps après. C’est le contraire d’une pub qui meurt dès que tu coupes le budget.

4. Rentable day one, la marge avant la vanity metric

Elio distingue l’argent de la boîte et son argent perso, et vise une boîte qui s’auto-suffit.

“Le MRR, le chiffre d’affaires, ce sont des vanity metrics. Ce qui compte, c’est ce qui rentre vraiment dans les comptes de la boîte.”

Il se fixe un seuil de marge de 60 % minimum, et une règle : une boîte saine dépense ce qu’elle peut, pas ce qu’elle ne génère pas. Son associé Cédric, qu’il décrit comme un cost killer, traque chaque coût d’API, de scraping et d’abonnement.

💡 Enseignement actionnable : Ne pilote pas au chiffre d’affaires, pilote à ce qui reste. Un gros MRR à 1 % de marge ne vaut rien. Fixe-toi un seuil de marge, et un associé ou un réflexe qui protège tes coûts dès le premier jour.

L’interview complète

Ses erreurs, ses fragilités, sa stack et un blueprint d’exécution complet : la suite ci-dessous.

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